Comment isoler sa maison de façon économique et écologique ? Comment fonctionne un chauffe-eau solaire ? Est-il possible de jardiner bio en ville ? Comment préserver l'environnement tout en pratiquant son sport préféré ? Soucieuses d'apporter des réponses toujours plus précises, l'ADEME et la Fondation Nicolas Hulot ont décidé d'approfondir les solutions proposées avec de nouveaux outils : Des fiches « bonnes pratiques », très concrètes déclinées en 3 volets – j'habite, je me déplace, je consomme - qui synthétisent la démarche à entreprendre, l'explicitent par un exemple et communiquent les adresses utiles pour mener à bien son projet (aides financières, comment en savoir plus…)
La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles.
La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles. Communiqué de presse de l'Alliance pour la planète. Lundi 7 juillet 2008.
La première directive européenne sur les « variétés de conservation » « adaptées aux conditions locales et régionales et menacées d'érosion génétique » a été publiée le 21 juin 2008 (2008/62/CE) après 10 années de tractations. Sa transposition prévue en France, loin de défendre la biodiversité cultivée et les semences libres de droit de propriété, confie à l'industrie semencière la gestion de la conservation et le droit exclusif d'en diffuser les semences. Pour l'Alliance pour la Planète, la préservation et le renouvellement de la biodiversité doit se faire dans les champs et dans les jardins et non uniquement dans des banques de gènes.
La perte de biodiversité est enjeu majeur du 21 ème siècle dans la lutte contre les variations climatiques. La biodiversité agricole joue un rôle primordial pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté dans le monde. Actuellement 90 % de la nourriture provient de 15 espèces seulement dont le blé, le maïs et le riz représentent à eux seuls les 2/3. 80% des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu, remplacés par des hybrides.
Comme le rappelle Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre, « Depuis des temps immémoriaux la biodiversité cultivée a été entretenue et développée par les jardiniers et les agriculteurs qui sélectionnent et échangent les semences. Le catalogue officiel, sur lequel doit être inscrite toute variété dont les semences sont commercialisées, est destiné à favoriser le « progrès génétique » des variétés de l'industrie semencière : les critères et les coûts d'inscription sont inaccessibles aux paysans. Il les a privés du droit d'échanger leurs semences. »
Si la nouvelle Directive laisse aux États membres une certaine liberté d'application, le GNIS, Groupement National Interprofessionnel des Semences, puissant lobby agricole, a déjà fait connaître sa volonté de garder la main sur les semences et de n'accorder la « régularisation » qu'à la petite part de biodiversité vendue par l'industrie semencière. « La plus grande part de la biodiversité cultivée, conservée et renouvelée dans la clandestinité par les paysans (et les jardiniers), doit pour lui rester "sans papier" et être refoulée vers les frigos des collections ou disparaître. » (CP du 3-07-08)
Les associations de l'Alliance pour la Planète aux côtés du Réseau Semences Paysannes, de la Confédération Paysanne et de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique demandent au Président de la République de respecter les engagements de sa campagne électorale, les méthodes de travail et les documents issus du Grenelle de l'environnement en confiant au Ministre d'État chargé de l'Ecologie, aux collectivités territoriales, aux Parcs naturels et aux organisations de la société civile la gestion des dossiers concernant :
* les variétés de conservation et les variétés anciennes, * les semences adaptées à l'agriculture biologique, * les droits des paysans et des jardiniers de ressemer, d'échanger et de vendre les semences qu'ils reproduisent.
La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles (pdf)
Intolérables pesticides et herbicides.
La France victime de pollutions importantes:
La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe. Un constat alarmant publié par l'IFEN (institut français de l'environnement) en aout 2006:
Eaux de surface: on retrouve au moins un pesticide dans 96 % des rivières. La moitié de ces cours d'eau présente une quantité moyenne à mauvaise.
Eaux souterraines: les nappes phréatiques subissent le même niveau de pollution avec 6 fois sur 10 la présence de pesticide et un tiers des eaux impropres à la consommation.
76000 tonnes de pesticides et herbicides sont commercialisées en France par an pour les cultures conventionnelles: vigne, céréales, maïs et oléagineux. Celles-ci absorbent 80 % des produits de synthèse. Le reste de la production est utilisée pour les voiries, les particuliers, le traitement du bois.
150 familles chimiques en libre usage dont l'impact dans l'air, les eaux, les sols et jusqu'aux aliments sont aujourd'hui peu étudiés.
Des taux de pesticides sont aujourd'hui détectés dans bon nombre d'aliments (laitue, tomate, oignons, pomme de terre...) au dessus des limites maximales en résidus (LMR).
Source DGCRF, Dir. Générale de l'alimentation, TNO Report)
Le steak haché
Le steak haché. Le bifteck reste en travers de la gorge de la planète. Passé sur le gril, il nous a avoué émettre, dans le monde, plus de gaz à effet de serre que les transports ! Le 28/02/2008, par Cire , Louise Allavoine
Le steak haché est une valeur sûre pour les assiettes des petits et le porte-monnaie des grands. C'est en effet la viande qui réalise les plus gros volumes de vente en France. A tel point que la filière bovine, malmenée par les crises sanitaires, est sortie de la zone rouge uniquement grâce à lui. Presque 70 % des ménages consomment du haché. Cette viande reste l'un des seuls produits élaborés à base de boeuf dont la consommation continue de croître : 4 kg par foyer français en 2007 contre 3,8 kg en 2005 [1]... Lire la suite sur Terra economica.
La viande clonée fait saliver L'agence américaine de réglementation des produits alimentaires (FDA) a donné, mi-janvier, son feu vert à la commercialisation de lait et de viande provenant d'animaux clonés. Stephen Sundlof, l'un des responsables de la FDA, assure que ces produits « sont aussi sûrs que la nourriture que nous consommons tous les jours »... Lire la suite sur Terra economica.
L'E.C.O l'Organisation des enfants en défense de l'Environnement
Salut. Je suis Séverrine SUZUKI et je représente l'E.C.O, l'Organisation des enfants en défense de l'Environnement...
Je suis agronome, travaillant en coopération pour le développement agricole des pays du Sud. Tous ceux qui, ayant un peu de culture biologique et agronomique, suivent cette question des OGM connaissent depuis longtemps les ravages de l'excès de pesticides et les énormes problèmes de contamination des espèces (cultivées, et parfois sauvages) liés aux OGM. Ils connaissent les problèmes de résistance, savent le danger de l'uniformisation génétique, et que des variétés adaptées à des écosystèmes variés ne peuvent être mises au point que sur place. Ils savent depuis 7 ou 8 ans que le gène de résistance aux herbicides introduit dans le colza passent dans les crucifères sauvages et que la contamination génétique est prouvée de longue date, ils savent (articles du Monde de 2003) que les firmes OGM préparent du gazon de golf résistant aux herbicides et que c'est monstrueux (comment imaginer que ça ne passe pas dans les mauvaises herbes voisines... qui sont les mêmes espèces!); ils savent les dégâts causés en Inde et au Paraguay. Sur ces aspects, l'enquête de Marie Monique Robin n'apporte pas grand chose de neuf, mais elle l'explique très bien à un public plus large, ce qui est essentiel. Là où l'apport est encore plus essentiel, c'est dans la démonstration implacable des mécanismes pour imposer les OGM, les fraudes scientifiques avérées, la manipulation de l'information. Le tour de passe passe sur la qualification des OGM comme plantes non modifiées, sur les rapports FAO s'appuyant sur une décision américaine non fondée et qui servent depuis à affirmer de source "indépendante" la fiabilité des OGM, est particulièrement bien analysé. Ce livre doit être lu par tous ceux qui s'interrogent honnêtement sur le sujet. Quant à vous qui démolissez ce livre, c'est votre droit le plus strict. Mais s'il vous plait, portez vos critiques sur la rigueur de la démonstration, sur la qualité des sources démontrant les fraudes scientifiques, sur les éventuels biais. Mais ne vous contentez pas de commentaires lapidaires et idéologiques ("elle a fait son enquête devant son ordinateur", "tout le monde sait bien que les OGM sont efficaces dans les pays pauvres") qui ne font pas le poids face à la démonstration, et qui ressemblent tellement aux pseudos arguments d'autorité développés par Mosanto et les promoteurs (aveugles?) des biotechnologies ...
Le 14-09-2006 (Publié sur internet le 20-09-2006 ) (et toujours d'actualité en juin 2008)
Un forage réveille un gigantesque volcan de boue
A Java, des centaines de milliers de mètres cubes de boue et des gaz pestilentiels jaillissent des entrailles de la Terre. Personne ne sait comment les arrêter... Planète Urgence.org
VOLCAN DE BOUE
20 juin 2008 - Extrait Gualgui info.
Un volcan de boue continue ses ravages en Indonésie Les victimes d'une éruption catastrophique de boue volcanique en Indonésie ont manifesté hier à Djakarta pour dénoncer deux ans d'« inaction » du gouvernement.
Le calvaire dure depuis deux ans, des experts britanniques ont conclu que l'éruption pourrait durer des années. Le calvaire dure depuis deux ans, des experts britanniques ont conclu que l'éruption pourrait durer des années. Ces familles qui se sont rassemblées devant le palais présidentiel ont tout perdu. Elles ont traversé l'île de Java pour marquer l'anniversaire du début de leur calvaire : le 29 mai 2006, dans la région peuplée de Sidoarjo, a commencé à jaillir des entrailles terrestres un liquide visqueux, chaud et nauséabond. La boue n'a depuis cessé de s'étendre.
La « fuite » est intervenue à proximité d'un puits de forage de Lapindo Brantas, une société appartenant à la famille Bakrie du nom du ministre indonésien des Affaires sociales Aburizal Bakrie. Celui-ci a été récemment classé par le magazine GlobeAsia homme le plus riche d'Indonésie. Selon la thèse majoritaire, Lapindo a causé le désastre en commettant une grave erreur technique : elle n'a pas protégé un forage exploratoire de gaz d'un « chemisage », qui prévient une montée subite de liquide ou de gaz sous pression.
Toutes les tentatives de colmatage du « volcan de boue », y compris une très originale opération consistant à larguer dans le cratère formé des centaines de boules de béton enchaînées, ont échoué. Des experts britanniques ont conclu que l'éruption pourrait durer des années. Au moins 36 000 personnes ont déjà été forcées de fuir l'avancée du lac de boue. « Les données les plus récentes remontant à mars montrent que 640 hectares de terrains sont recouverts par la boue », a expliqué Ahmad Zulkarnain, porte-parole de l'équipe officielle chargée de lutter contre la catastrophe...
OGM : La gifle ! Aux Américains, à Sarkozy-Fillon, et à l'Europe A la stupéfaction générale, le projet de loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) vient d'être rejeté par l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise, à une voix près (136 contre 135), d'une motion de procédure présentée par le Parti Communiste Français. Ce vote entraîne automatiquement la fin de l'examen du texte.
Le projet de loi ainsi rejeté posait le principe de l'extension généralisée de la culture des OGM à travers toute la France, sous le couvert hypocrite de prétendues garanties sanitaires. De notoriété publique, ce choix stratégique et irréversible – du fait de la dissémination inéluctable des semences – était refusé par une écrasante majorité de Français, de l'ordre de 80% selon tous les sondages réalisés. Il était également très contesté par de nombreux parlementaires de gauche – par opportunisme politique principalement - et par quelques parlementaires de droite (cf. nos dépêches du 1er et du 8 avril). Une loi exigée par les Américains, l'entreprise Monsanto et la Commission européenne
Si le gouvernement tenait absolument à l'adoption de ce projet de loi représentant le CONTRAIRE MÊME DE LA VOLONTE POPULAIRE, c'était sous la CONTRAINTE DICTATORIALE EXERCEE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE qui exige que la France transpose en droit français ses "directives" anti-démocratiques visant à l'extension généralisée des OGM.
Toute cette parodie de démocratie était pilotée en sous-main par les Etats-Unis et l'entreprise américaine MONSANTO, principal producteur d'OGM dans le monde, qui avait, de l'aveu même de plusieurs parlementaires UMP (cf. nos dépêches du 1er et 8 avril) fait agir ses cabinets de trafic d'influence pour extorquer la volonté des parlementaires français.
Les députés UMP ont lâché Sarkozy et Fillon par peur des Français
Le rejet spectaculaire de ce projet de loi découle du fait qu'un très grand nombre de députés UMP ont "voté avec les pieds"… en ne votant pas.
Rappelons ici que l'Assemblée Nationale compte 577 députés et que seuls 271 d'entre eux ont voté. Cela signifie que moins de la moitié des députés ont voté. Cela signifie aussi que 306 DEPUTES ( 52% du total) ONT REFUSE DE VOTER, PARMI LESQUELS UNE TRES GRANDE MAJORITE DE DEPUTES UMP.
Trop lâches pour s'opposer frontalement à Sarkozy-Fillon et aux officines euro-atlantistes, ils sont aussi trop lâches pour affronter la colère de leurs électeurs. Entre deux lâchetés, ils ont donc choisi de ne pas voter sur ce texte crucial. Et ces messieurs-dames donnent des leçons de civisme…
Conclusion
Sitôt la nouvelle connue, M. Fillon, cet homme pathétique qui essaye de faire croire aux Français que la France est encore dirigée par un " "Premier ministre", a annoncé qu'il allait " saisir la Commission Mixte Paritaire ", instance censée mettre d'accord le Sénat et l'Assemblée Nationale en cas de conflit. L'objectif poursuivi est bien entendu de faire voter la loi quand même. Nul doute que les Américains, la Commission européenne et Monsanto vont user de tous les moyens de pression pour obtenir de Sarkozy-Fillon qu'ils imposent aux Français cette loi que les Français ne veulent pas.
Mais il y a quelque chose de cassé. Et dès l'annonce du rejet du texte, une énorme clameur s'est faite entendre aux abords du Palais-Bourbon où manifestaient de nombreux manifestants anti-OGM. Atmosphère étrange dans cette chaude journée de mai 2008, comme si le peuple français commençait à se rendre compte qu'il A LE DROIT ET LE DEVOIR D'IMPOSER SA VOLONTE A CEUX QUI DIRIGENT LA FRANCE POUR LE COMPTE DES AMERICAINS ET DES GRANDS GROUPES INDUSTRIELS AMERICAINS.
COMME ON LE VOIT SUR CE PROJET DE LOI OGM EXIGE PAR LA COMMISSION EUROPEENNE, CETTE REPRISE EN MAINS DE NOTRE DESTIN PASSE PAR LE REJET DE LA CONSTRUCTION EUROPEENNE.
Sables bitumeux
Message d'Aurore:La province d' ALBERTA au Canada est très prisée par sa richesse pétrolière. On exploite la forêt BOREAL et les eaux des rivières sont plus que polluées. Cette surexploitation entraîne une dégradation de la nature et une dégradation de la santé des habitants de cette région.
L'extraction du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta entraîne d'énormes coûts environnementaux.
Enfouie sous la forêt boréale, dans le nord de l'Alberta, se trouve une source de pétrole que l'on appelle les sables bitumineux. Les gisements de sables bitumineux sont dispersés sur plus de 138 000 kilomètres carrés de territoire (une superficie de la taille de la Floride) qui comprend 4,3 millions d'hectares de forêt boréale...
Les sables bitumineux de l'Alberta et le développement durable, une surexploitation de la forêt boréale
Voilà plusieurs années déjà que l'exploitation a commencé dans le nord de l'Alberta proche de la foret boréale. Les dégâts sur l'environnement sont déjà perceptible et gigantesque. Le plus bel exemple est certainement à trouver dans ses bassins de soupe toxique (minerai, résidus de pétrole…). Ils sont proches des rivières et régulièrement des tirs de canons effraient les animaux. Avant de parler plus en détails des impacts sur l'environnement et de l'économie, intéressons nous à ce pétrole synthétique...
Selon une étude menée par les associations du Pesticides Action Network Europe, la grande majorité des vins d'Europe ainsi que ceux produits dans le reste du monde contiennent des résidus de pesticides, à l'exception des vins… bio. Détails.
Alors que depuis le 20 mars dernier, des associations, des collectivités, des jardineries, et des agriculteurs organisent dans le cadre de la Semaine sans pesticides, des actions variées visant à promouvoir des alternatives à ces substances chimiques, une étude menée par les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe), soutenue par le groupe des Verts au Parlement européen et dont fait part le MDRGF, montre que la grande majorité des vins d'Europe ainsi que ceux produits dans le reste du monde contiennent des résidus de pesticides.
L'étude a porté sur l'analyse de 40 bouteilles de vin rouge produits en 2002 en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d'Afrique du sud, d'Australie et du Chili. 34 vins étaient issus de l'agriculture conventionnelle, et 6 de l'agriculture biologique...
source : www.etpatati.com 26 février 2008. - Le baromètre 2007 de l'agence bio dévoile une hausse de la prise de conscience des enjeux environnementaux par les Français, de plus en plus nombreux à plébisciter l'agriculture biologique.
84% des Français sont pour le bio
Pour 84% des Français, l'agriculture biologique est une voie d'avenir dans la lutte en faveur de la préservation de l'environnement. Auparavant associée à une nourriture saine, les Français plébiscitent désormais l'agriculture biologique pour ses bienfaits sur l'environnement. "Il est nécessaire de comprendre la nature et de moins perturber les écosystèmes. L'engouement des Français pour le bio s'explique par ce retour aux fondamentaux", explique Thierry Ramat, enseignant en arboriculture. Sur le plan scientifique, aucune preuve formelle ne démontre les bénéfices pour la santé d'une agriculture biologique. "Des recherches sont en cours en Angleterre, mais il n'y a pas de certitudes concernant les différences d'apports en fibres, vitamines et autres éléments, entre bio et non bio", confie Patrick Baillieux, chef d'unité adjoint de l'Agriculture biologique auprès de la Commission européenne. "En revanche, les bénéfices pour la nature et les sols sont réels. Dans une certaine mesure, le retour à l'agriculture biologique est légitime. Les gens ont trop été déconnectés de la réalité", poursuit-il.
"Soutenir la recherche scientifique est primordial" -
Actuellement en vogue, l'agriculture biologique ne représente cependant que 2% de la production agricole française. "Seules 75 000 tonnes de produits agricoles sont bio, contre 14 millions issues de l'agriculture conventionnelle", précise Thierry Ramat. En Europe, l'Autriche est le leader incontesté avec plus de 12% de son agriculture d'origine bio. "La France a perdu l'avance qu'elle avait il y a 20 ans. Elle n'a pas su développer le secteur de l'agriculture biologique autant qu'elle aurait pu", explique Patrick Baillieux. "Avec le Grenelle de l'environnement, le pays est sur la bonne voie, même si la question du financement des annonces se pose." D'autant que les recherches profitent à toutes les filières agricoles, biologiques ou conventionnelles. Soucieux de la cohérence de la démarche agricole bio, Patrick Baillieux rappelle que "l'importation par avion de fruits exotiques et de contre saison est un non sens". Il est dommage en effet de perdre le bénéfice environnemental d'une production bio, en ayant recours à des modes de transports très polluants.
La mort des abeilles met la planète en danger
Mardi 4 mars 2008
SCIENCES ET TECHNOLOGIES - ENVIRONNEMENT -
La mort des abeilles met la planète en danger [ 20/08/07 ] - Voir les commentaires publiés (23) Augmenter la taille du texte
Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. « Syndrome d'effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.
L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »
Le ministre de l'agriculture envisage d'autoriser l'utilisation d'une nouvelle semence de maïs traitée par l'insecticide systémique dangereux appelé Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam...Le MDRGF réagit !
Les Amis de la Terre traquent l'huile de palme sur les linéaires des supermarchés français
Toutes les 10 secondes, une superficie de forêt équivalente à un terrain de football disparaît en Indonésie, et l'extension des plantations de palmier à huile en est, de loin, la première cause. Et cela n'est pas sans lien avec nos achats quotidiens puisqu'en Europe, l'huile de palme est devenue, en quelques années, indispensable à la fabrication de nombreux produits de consommation courante, comme le montre une enquête que viennent de publier les Amis de la Terre sur les produits contenant de l'huile de palme dans les supermarchés français. L'ONG environnementale a enquêté dans 3 grands supermarchés (Auchan, Leclerc et Monoprix) pour identifier les produits contenant de l'huile de palme. Conclusion : 61% des chips, 54% des pâtes à tarte, 49% des pâtes à tartiner, 47% des viennoiseries ou encore 41% des biscuits apéritifs contiennent de l'huile de palme. Et pour ne rien arranger, tout cela reste très opaque, puisque de nombreux produits (comme la célèbre pâte à tartiner Nutella) portent la simple mention « matière végétale » sans dire explicitement qu'il s'agit d'huile de palme et sans donner le pourcentage dans le produit. L'huile de palme est également utilisée pour la fabrication de cosmétiques et de détergents et au total "l'empreinte écologique en huile de palme d'un Européen, c'est à dire la surface nécessaire pour produire ce qu'il consomme, est aujourd'hui d'environ 25 m2 d'une plantation de palmier à huile" explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt aux Amis de la Terre. Et l'ONG d'appeler, en attendant, les entreprises agro-alimentaires à afficher précisément la nature des produits utilisés (plutôt que la simple mention "huile végétale"), à mettre en place une traçabilité pour assurer au consommateur que les produits contenant de l'huile de palme n'ont pas contribué à la déforestation, et enfin à s'engager dans la mise en place de filières de production soutenable d'huile de palme (fondées sur les principes suivants : planter du palmier à huile sur des terres dégradées plutôt qu'à la place de forêts, privilégier des petites plantations en agriculture biologique plutôt que des grandes monocultures pour réduire l'utilisation d'herbicides et engrais chimiques, ou encore appuyer une agriculture paysanne et équitable plutôt qu'une gestion par des grands groupes). A lire aussi sur le sujet : la récente étude "Cooking the climate" publiée par Greenpeace et notre fiche-produit sur l'huile de palme... Lire la suite
FOURAS (17).-- L'été dernier, un requin-tigre a été pêché au large en toute discrétion. C'est la première fois que cette espèce, habituée à vivre dans des eaux plus chaudes, est observée en métropole
Un requin-tigre sur nos côtes:Frédéric Zabalza
Le 15 juillet dernier, vers 8 heures, Jacques Viollet ne se doutait pas que sa pêche du jour intéresserait de près la communauté scientifique internationale, autant qu'elle risquerait de donner des frissons à ceux que le film « Les Dents de la mer » a traumatisés. Parti avec son fils, ce plaisancier a eu une drôle de surprise en relevant ses filets (1), posés entre Fouras et Châtelaillon, à 5 kilomètres de la côte, dans une eau à 19 °C. « Quelque chose s'est mis à brasser l'eau. J'ai vu la queue d'un gros poisson, puis un ailer on. J'ai compris que c'était un requin. Avec mon fils, j'ai fait passer une corde dessous pour l'accrocher au bateau, car on ne pouvait pas le ramener à bord. On l'a remorqué comme ça jusqu'à la côte, mais il s'est noyé en cours de route. Arrivés à la plage, on s'est mis à quatre pour le porter. Il faisait 3,05 m pour 180 kilos », raconte Jacques Viollet, originaire de Fouras, qui coule une douce retraite au bord de la Méditerranée.
Découverte bien cachée. Jacques Viollet a alerté les autorités locales, qui lui ont demandé de rester discret. Saison touristique oblige? Cela ne l'a pas empêché de contacter des spécialistes pour en savoir plus. « C'était bien un requin-tigre. Une bête qu'on ne souhaite pas voir trop souvent près de nos côtes », sourit Jean-Claude Quéro, ancien chercheur de l'Ifremer et président de la Société des sciences naturelles de la Charente-Maritime. « C'est un des requins les plus dangereux au monde. Il y a eu un requin blanc de 2,10 m pêché le 24 mai 1977 au large de l'île d'Aix par un pêcheur de Fouras. Un autre cas de grand blanc dans la rade de La Rochelle en 1821. Mais c'est la première fois que la présence d'un requin-tigre est signalée dans les pertuis charentais. » En vacances dans l'île de Ré, un membre de l'Association pour l'étude et la conservation des sélaciens (Apecs) s'était rendu à Fouras en juillet. « Par les mâchoires, la forme de la tête et la coloration de la peau, nous avons tout de suite identifié un requin-tigre. Nous avons prélevé un morceau de tissu, en attente d'être analysé », explique Éric Stéphan, administrateur de l'Apecs, basée à Brest. « Cette espèce est plutôt inféodée aux eaux plus chaudes. Ce n'est pas anormal d'en trouver ici, mais c'est très exceptionnel. En tout cas, jamais encore un requin-tigre n'avait été observé sur les côtes françaises (hors DOM-TOM). Il n'y a pas non plus d'observation connue en Atlantique Nord à ce jour. Jusque-là, ses apparitions se limitaient à l'Espagne, côté Méditerranée. Il y aurait eu un cas signalé en Islande au début du XIXe siècle, mais des doutes demeurent sur l'identification. »
Poubelle des mers. Le requin-tigre, qui peut atteindre près de 8 mètres à l'âge adulte, fait partie des plus grandes espèces de requins. Son habitat préféré demeure les mers tempérées et tropicales, principalement les Caraïbes, l'océan Indien et les îles du Pacifique. Son appétit lui a valu le surnom de « poubelle des mers ». Capable d'avaler un bidon en plastique comme une plaque d'immatriculation, il côtoie le grand blanc au classement des squales qui s'attaquent le plus souvent à l'homme. Que les surfeurs et autres baigneurs se rassurent : les requins n'ont encore jamais fait de victimes sur les côtes de la métropole. Mais la peur que suscite la vue d'un aileron est bien ancrée !
Menacés. « Pour moi, la présence de ce requin est liée au réchauffement climatique, analyse Jean-Claude Quéro. Depuis les années 70, des espèces tropicales remontent vers le nord. L'exemple le plus frappant est le baliste. Jadis très rare, ce poisson est devenu abondant à partir de 1973. » Éric Stéphan reste plus modéré. « Un seul individu, cela n'a rien de significatif. On ne peut pas s'empêcher d'évoquer le réchauffement climatique, bien sûr, mais je pense que c'est un raccourci un peu rapide. Il s'agirait d'un requin-baleine ou d'une autre espèce qui vit exclusivement dans les eaux tropicales, d'accord. Or, ce n'est pas le cas. Ce requin-tigre soulève beaucoup de questions sans donner de réponses. » Le débat entre spécialistes ne fait certainement que commencer. Tous proclament toutefois d'une même voix que les requins sont menacés partout sur la planète. « La principale menace vient de la pêche commerciale, notamment la pêche aux ailerons, et de la pollution. On estime qu'un tiers de la population des requins est sérieusement menacée dans les eaux européennes. Or, leur protection n'est pas assurée dans les textes », indique Éric Stephan. (1) Dans le cadre de la pêche maritime de loisir, les plaisanciers sont autorisés à poser des filets (tramails ou droits) de 50 mètres. nature
A voir absolument ! Lundi 31 Décembre 2007 - 05:56 Jeudi 10 Janvier 2008 - 01:32
Durée : 00:52 Documentaire de 52' réalisé par Sébastien Deurdilly et produit par Maximal Productions, avec la participation de France 5. 2007.
Le décor pittoresque du Saint Gothard ne laisse rien présager du drame écologique qui se joue plus en aval. Ce massif des Alpes suisses est le berceau de deux des plus importants fleuves d'Europe. Le parcours de l'un est germanique, l'autre s'écoule en France mais ils partagent la même source et un destin tragique similaire à quelques décennies d'intervalle. Au milieu du XXe siècle, le Rhin, victime du miracle économique allemand est devenu un cloaque. En ce début de XXIe siècle, le Rhône, son frère jumeau est à son tour à l'agonie, lentement empoisonné par un assassin en trois lettres : PCB. Les initiales désignent un produit chimique barbare, le Polychlorobiphényle plus connu sous l'appellation Pyralène. Il s'agit d'un isolant utilisé dans la fabrication de transformateurs et de condensateurs électriques. Sous forme de déchets, de rejets ou de résidus, le PCB s'est au fil du temps accumulé dans les sédiments du fleuve, singulièrement dans le dernier tiers de son cours de l'Ain jusqu'à la mer. La pêche est dorénavant interdite sur trois cents kilomètres : des traces de PCB ont été relevées dans la chair des poissons d'eau douce et dans celle des espadons en Méditerranée. Lipophile, le produit toxique se concentre dans les graisses animales. Dans un rapport du mois de septembre dernier, le WWF évoque un ' Tchernobyl à la française '. L'organisation de défense de l'environnement dénonce les négligences des pouvoirs publics et les responsabilités industrielles dans cette catastrophe écologique et sanitaire. Certaines études font état d'une augmentation de 70% des cas de cancer dans la région ainsi que des problèmes de fertilité, de croissance et de dégradation du système immunitaire. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
La nouvelle est tombée sur les téléscripteurs: on ne le savait pas, mais la terre possède un nouveau continent ! Pas un issu de la fameuse dérive imaginée par Wegener au début du siècle, non un continent bien à son image actuelle. C'est plutôt une île qu'un continent, d'ailleurs, mais comme le débat sur l'Australie ne sera jamais clos, on va dire pour aujourd'hui encore "continent". Il est situé entre la Californie et Hawaï, et il est plus grand que l'Afghanistan ou la Somalie...
Le Conseil Européen de l'Information sur l'Alimentation (EUFIC) est une organisation à but non lucratif qui fournit aux médias, aux professionnels de la santé et de la nutrition, aux enseignants et aux leaders d'opinion des informations sur la sécurité sanitaire & la qualité des aliments ainsi que sur la santé & la nutrition s'appuyant sur des recherches scientifiques en veillant à ce que ces informations puissent être comprises par les consommateurs...
L'eau de pluie est-elle de bonne qualité ?
Extrait d' article du journal L'âge de faire n° 9 d'avril 2007, auteur Sylvie Luneau.
Selon l'institut français de l'environnement (Ifen), l'eau de pluie est clairement non potable. Il n'existe pas de normes de qualité pour l'eau pluviale et les analyses en France sont rares. Mais les premiers résultats montrent que le taux de pesticides, par exemple, est plus élevé que celui des rivières. La concentration est souvent bien supérieur à la norme de 0,1 µg/l : une analyse en Bretagne a relevé jusqu'à 24 µg/l ! Sans parler des acides (sulfurique, nitrique ou chlorydrique), du sel (plus de 10 mg/l sur la côte Atlantique) et des nitrates. Quand à son acidité naturelle, elle est renforcée par la pollution de l'air.
Apprendre à faire son Pain au levain naturel sur www.Ôpain.com
J'en arrive à penser qu'il serait peut-être plus judicieux d'informer la Masse des Consommateurs que nous Sommes sur ce qu'elle ingurgite, plutôt que de s'égosiller à essayer de lui faire comprendre que de Manger Propre c'est Mieux Pour : SA Santé, SON Bien-être et donc SON BONHEUR !
Extrait: Les echos.fr - Eau - Environnement.
EAU - ENVIRONNEMENT -
Les Français consomment toujours plus d'eau [ 14/03/07 ]
Le ou la futur(e) ministre de l'Environnement aura encore des efforts à faire pour convaincre les Français de consommer moins d'eau. Les chiffres publiés hier par l'Institut français de l'environnement (Ifen) et les services statistiques du ministère de l'Agriculture (Agreste) montrent qu'entre 2001 et 2004, la consommation en France a progressé, passant de 160 à 165 litres par habitant et par jour. « Globalement, elle augmente de 1 % chaque année par rapport à 2001 et diffère sensiblement d'une région à l'autre : le Sud et les DOM enregistrent les plus forts volumes consommés, à l'opposé du Nord et Nord-Ouest », indique la publication.
Les habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur consomment 239 litres par habitant et par jour., contre 122 litres dans le Nord-Pas-de-Calais ! Le climat, le développement de l'habitat individuel des piscines et jardins, les revenus des ménages mais aussi l'importance du tourisme expliquent ces différences. Mais sur le fond, les associations de défense de l'environnement ne vont pas manquer de regretter l'insuffisance des messages de prévention visant à convaincre les consommateurs de veiller à fermer plus rapidement leur robinet, veiller aux fuites, ou ne pas trop arroser leur jardin.
Les quantités consommées progressent, les prix aussi. En 2004, le tarif moyen du mètre cube d'eau s'élevait à 3 euros dans les communes dotées d'un assainissement collectif. Entre 2001 et 2004, il a augmenté plus fortement que l'évolution générale des prix, soit de 2,4 % par an. La facture d'eau domestique - acquittée par les ménages, les artisans, les petites entreprises et les administrations - s'est élevée à 11 milliards d'euros en 2004, soit en moyenne 177 euros par personne et par an.
Les tarifs varient du simple au double, les départements les plus chers se trouvant dans l'Ouest et le Nord, et les moins chers en Rhône-Alpes et en Auvergne. Au total, 10 % des communes facturent le mètre cube moins de 1,30 euro, et autant le font payer plus de 4 euros, l'abonnement variant de 56 euros en moyenne, à plus de 100 euros en Corse et en Provence. Les tarifs les plus élevés sont pour l'essentiel acquittés en Bretagne, dans une partie du Grand Ouest et dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces chiffres devraient alerter les consommateurs bretons, qui ont assisté récemment aux violentes manifestations des agriculteurs locaux, contestant les mesures prises par les pouvoirs publics pour limiter la pollution de l'eau par les nitrates. La France est menacée d'une sanction de 100 millions d'euros par Bruxelles pour non-respect en Bretagne des directives sur la qualité de l'eau. J. CH. Les Echos
Ecobois pour la maison-GREENPEACE
PLANÈTE URGENCE
Planète Urgence est une association loi 1901 reconnue d'Intérêt Général, apolitique et non confessionnelle . Elle est née le 1 er janvier 2004, de la volonté de Pierre Lévy, Hervé Dubois, Eric Eustache et Marieke Bruijns, de mettre en place de nouveaux moyens d'action pour :
* lutter contre la destruction de la Planète * lutter contre les inégalités entre le Nord et le Sud
Pour son développement, Planète Urgence s'est appuyée sur les actifs de l'association Congé Solidaire dont elle a repris et étendus les principes de fonctionnement et les actions, en mobilisant les citoyens et les entreprises sur des projets de terrain, au Sud, concrets et urgents.
Les scientifiques au chevet de la Planète
Les scientifiques au chevet de la planète menacée par la bombe climatique LEMONDE.FR avec AFP | 29.01.07 | 08h18 • Mis à jour le 29.01.07 | 09h42
Fonte des glaces flottantes et des sols gelés en profondeur, diminution de la couverture neigeuse, recul des glaciers, dilatation des océans réchauffés : après Davos, le thème du réchauffement planétaire s'invite à Paris. Près de 500 scientifiques du monde entier se réunissent, lundi 29 janvier, pour livrer leur diagnostic sur la "bombe climatique" : le réchauffement planétaire déjà à l'œuvre et, surtout, à venir. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), mandaté par l'ONU, va plancher quatre jours à l'Unesco pour publier, vendredi 2 février, le chapitre scientifique de son quatrième rapport, véritable bible des connaissances climatiques qui servira de référence pour les cinq prochaines années. Ce nouveau rapport, en cours d'élaboration depuis deux ans, ne devrait réserver "aucune bonne nouvelle" : "C'est une confirmation de tout ce qu'on a dit depuis longtemps, mais avec des risques supplémentaires", selon le climatologue français Hervé Le Treut.
La fonte des glaces, la dilatation des océans sont autant de conséquences du réchauffement qui peuvent aussi, par "rétroaction", jouer les accélérateurs du processus. Les climatologues redoutent en effet qu'au-delà d'"effets de seuil", ces phénomènes pourraient amplifier le réchauffement, sans qu'il soit possible pour l'heure "de déterminer les limites à ne pas franchir", explique Edouard Bard, du Collège de France.
La dernière livraison du GIEC, en 2001, estimait que les températures moyennes mondiales pourraient augmenter de 1,4 °C à 5,8 °C d'ici à la fin du siècle par rapport à 1990. Une amplitude de fourchette qui traduit moins les incertitudes de la science que celles liées à l'évolution des sociétés et des économies, plus ou moins énergivores. "Par rapport à 2001, l'exercice sera plus large et plus complet et fera l'effort de présenter les résultats sous forme probabiliste : c'est-à-dire le degré de confiance accordé aux termes d'une fourchette donnée", indique Serge Planton, qui dirige la recherche climatologique à Météo-France. Le thermomètre planétaire a déjà gagné 0,8 °C en un siècle, pour moitié au cours des trente dernières années. "Hormis 1996, toutes les années depuis 1995 sont plus chaudes que n'importe quelle année depuis plus de cent quarante ans", note le climatologue français Jean Jouzel, membre du bureau du GIEC.
Quel sera l'impact du changement climatique sur les animaux ?
Le changement climatique qui s'amorce actuellement pourrait être à l'origine de la plus grande disparition d'espèces animales depuis l'extinction des dinosaures, il y a quelque soixante-cinq millions d'années ! D'après des études mises en commun par plusieurs centres de recherche dans le monde, 1 million d'espèces animales et végétales différentes pourraient ainsi s'évanouir d'ici à 2050. Elles seraient en effet incapables de s'adapter aux nouvelles conditions climatiques dans certaines zones du globe, victimes de modifications de leurs périodes de reproduction, voire de la disparition de leur habitat. D'autres espèces, dont les hommes, devront s'adapter et parfois migrer vers des régions moins hostiles !
Environnement, que faire ? 10 petits trucs à savoir, à faire et à faire savoir !
mardi 30 janvier 2007, 10:21
26/01/2007 par Walter Bouvais, Collectif Argos (Photo)
Que faire ? 10 petits trucs à savoir, à faire et à faire savoir
Vous roulez en 4 x 4, prenez l'avion 10 fois par an, 1 bain par jour, ne consommez que des fruits exotiques et vivez dans un château livré aux courants d'air ? Deux ou trois changements s'imposent.
Que faut-il faire ? Pour ce qui est des déplacements, préférer le train à l'avion, la marche à pied ou le vélo à la voiture, le covoiturage ou les transports en commun plutôt que la voiture individuelle.
A la maison, prendre une douche plutôt qu'un bain, se contenter de 17 degrés et enfiler un pull-over. Et puis, modérer la consommation de viande (l'élevage est consommateur d'énergie), préférer les produits bio et les fruits et légumes de saison (pour éviter l'élevage sous serre). Bannir les produits jetables (lingettes, gobelets, piles classiques) et privilégier le durable ou le recyclable (éponge, torchon, verre, piles rechargeables, ampoules basse tension). Préférer les appareils électriques peu consommateurs (classe A) : plus chers à l'achat, ils sont moins consommateurs d'énergie. Ne jamais laisser d'appareils en veille : les multiprises à interrupteur sont faites pour cela. Enfin, l'idéal est de vivre dans un logement HQE (haute qualité environnementale). La consommation d'énergie y est 5 à 10 fois inférieure à celle d'un logement classique.
Aller plus loin ?...
LA CHARTE. Sans nature pas de futur !
L'émerveillement est le premier pas vers la connaissance et le respect. Il est vital que nos comportements et nos choix évoluent. Préserver la biodiversité est l'affaire de tous.
Extrait livre d'or/CHARTE sans nature pas de futur D'Alexandris Jean Marius du 19-01-2007 à 20:57:36
samedi 20 janvier 2007, 09:32
Auteur article: D'Alexandris Jean Marius
Bonjour Il n'existe à ce jour aucune prévention concernant les eaux usées domestiques. Les gens jettent dans leurs sanitaires tout ce qu'ils peuvent et veulent se débarrasser (destop eau de javel acide chlorhydrique anticalcaire et autres) exemple : Une ville comme Toulon injecte par jour entre 500 et 1000 litres de produits chimique dans les canalisations d'eaux usées, le phénomène commence à atteindre aussi les campagnes. Ce qui résulte que le traitement des eaux usées va coûter de plus en plus cher Je pense que c'est la plus grande catastrophe naturelle de notre siècle: pourquoi? Tous les principes de traitement des eaux usées sont basés sur la biodégradation de la matière organique par la BACTERIE ; hors à cause des produits chimiques injectés il n'y a plus de bactérie pour faire ce travail malgré que vous puissiez entendre dire : « station d'épuration biologique à boues activées » Comment peut-on activer des bactéries qui n'existent pas ? Une fosse septique normale génère 1,10 gramme de boue par jour et par habitant Les grandes villes sont à 12 grammes de boues par jour et par habitant Les grandes villes choisissent d'ailleurs des traitement physico chimique ou par photosynthèse plutôt que les filières biologiques plus longues Mieux que cela un organisme d'état l' ARPE, « Association Régionale pour l'environnement » dit qu'il vaut mieux que les gens jettent des produits chimiques car cela favorise le rejet des eaux en finale de traitement conforme à la législation CEE même si en cours de route on laisse traîner des tonnes et des tonnes de résidus de boues qui vont coûter très chers à détruire Effectivement dans ces résidus de boues on trouve une trop grande quantité de Bactérie morte impensable quand on sait que seule une bactérie vivante détruit une bactérie morte Les populations urbaines sont condamnées à être pollueuses à vie Un grand responsable de STEP me dit ceci : les gens de la ville PAYENT très cher pour le traitement des eaux usées mais surtout n'allons pas les emmerder avec des suggestions biologiques telle que « ne jetez pas ceci ou cela n'utilisez plus des produits chimiques utilisez des produits biologiques » rendre les gens ECO CITOYEN c'est interdit Lyseconcept est la première entreprise française à pratiquer l'Assainissement Biologique Grâce à nos produits et à la mise en place de notre concept MAIRIE BIO -réduction de 35% du coût de traitement des eaux usées -réduction de 4% de la pollution Atmosphérique -Environ 500 000 millions de M3 d'eau potable pouvant être économisés par jour -réduction non conséquente de la pollution des sols de la nature et des cours d'eaux -réduction de la consommation des produits chimiques polluant -réduction des déchets ménagers -Réhabilitation de la fosse septique (avec notre procédé les fosses qui dépolluent à 35% à ce jour dépollueront à 75% voir même plus) LyseConcept la presse en a parlé Var Matin RTL le nouveau consommateur Artisan Magazine ciber archi. Reçu le trophée d'honneur de l'environnement au salon de l'habitat, participation au grand prix de l'artisan 155 rue général AUDEOUD 83000 Toulon 0603658726 Je cherche une personne qui puisse se faire le défenseur de la pollution des eaux usées puisqu'il y a vraiment des remèdes extraordinaires et totalement naturels En plus nous pourrions être à l'origine de la création d'un nouveau métier : Le Plombier Biologique.165 000 PME pouvant générer 500 000 emplois Nous avons élaboré une gamme de produit d'entretien ménager 100% bio extraordinaire d'efficacité et dix fois moins cher que les produits chimiques Vous connaissez bien Nicolas HULOT ce serait bien qu'il rentre cela dans son pacte Pour deux raisons Il y a urgence en la matière Personne n'ose aborder ce sujet Et pourtant quand je le présente à une MAIRIE tout le conseil municipal est intéressé « Déjà 4 mairies dont une à qui nous avons présenter notre projet dans sa totalité jusqu'à la mise en place et à son financement Bonne année et merci d'avance d'accorder quelques crédits à mes écrits J.M
Le Fonds mondial de la nature préconise un changement urgent des pratiques. Par Denis DELBECQ QUOTIDIEN : Jeudi 16 octobre 2003 - 00:00
L'équation est simple : il faut 1 000 litres d'eau pour produire 1 000 calories végétales. Le Fonds mondial de la nature (WWF) a publié, hier, une longue étude sur les «cultures assoiffées», qui souligne l'impact de l'agriculture sur les réserves d'eau douce. Un rapport en forme de supplique aux gouvernements et institutions internationales : il est urgent de revoir les pratiques agricoles sous peine de transformer les crève-la-faim en assoiffés. Gaspillage. L'étude s'appuie sur l'analyse de neuf bassins : le Rio Grande (Etats-Unis, Mexique), le Konya (Turquie), le Niger et le lac Tchad (Afrique), le Zambèze (Afrique), l'Indus (Pakistan), le Yang-Tsé (Chine), le Mékong (Sud-Est asiatique) et le Murray Darling (Australie). «Nous avons essayé de dresser un panorama représentatif de la situation mondiale, explique Richard Holland, spécialiste de l'usage raisonné de l'eau au WWF. Si les causes sont parfois différentes, le constat est le même partout, on consomme trop d'eau pour l'agriculture.» Selon le WWF, 70 % de l'eau douce récupérable dans le monde est déjà prélevée pour l'agriculture ; un chiffre qui grimpe à 90 % dans les pays en développement. Un constat à rapprocher de l'évolution attendue de la population à l'horizon 2050 (deux milliards de bouches supplémentaires) et de l'objectif fixé par l'ONU d'une réduction de moitié des victimes de la faim d'ici à 2015. «50 % de l'eau d'irrigation disparaît sans atteindre les cultures, par évaporation ou à cause du mauvais état des installations», insiste Richard Holland. Une bonne partie des gaspillages provient également des mutations déraisonnées de pratiques agricoles. «Au Niger, le sorgho, qui consommait peu d'eau, a été remplacé il y a une trentaine d'années par du riz qu'on cultive à la saison sèche sous irrigation. Remplacer ce riz par du blé d'hiver économiserait 30 % d'eau.» Education. Peut-on renverser cette tendance qui a conduit de nombreuses régions de la planète dans le rouge en raison de prélèvements d'eau au-delà du renouvellement des ressources ? «Il faut éduquer les autorités, les agriculteurs et les consommateurs qui ne sont pas forcément prêts à revoir leurs habitudes, prévient Richard Holland. Les solutions doivent être étudiées au cas par cas. On ne règle pas les problèmes de la même manière dans une exploitation ultra-mécanisée de 25 000 hectares et dans une petite ferme d'un hectare qui pratique des cultures de subsistance.» Le WWF souligne que le travail sur le terrain porte ses fruits. «En Inde, après adoption de pratiques organiques, on produit plus de canne à sucre avec moitié moins d'eau.» Un exemple, pour l'organisation, de ce qui doit devenir la règle et non plus l'exception. Libération/dossier/eau
L'eau, déboire du siècle.
jeudi 18 janvier 2007, 16:25
Le Forum mondial de l'eau s'est ouvert à Mexico. Plus d'un milliard de personnes dans les pays en développement n'ont toujours pas accès à une eau potable. Par Vittorio de FILIPPIS QUOTIDIEN : Vendredi 17 mars 2006 - 06:00
Cela devait être le millénaire de l'abondance. Celui où l'eau potable coulerait dans chaque foyer, étanchant enfin la soif d'une grande partie de l'humanité. Mais les statistiques font mentir les rêves. Dans les pays en développement, plus de 1 milliard de personnes (près de une sur cinq) n'ont toujours pas accès à une eau potable. Et 40 % des 6,5 milliards d'êtres humains que compte la planète ne bénéficient pas de système d'assainissement de base. Des existences au compte-gouttes, dont la vie ou la mort dépend de cet or bleu. L'eau est de plus en plus évoquée comme un problème, voire le problème du XXIe siècle.
Objectifs. En septembre 2000, la quasi-totalité des dirigeants du monde, réunis sous l'égide des Nations unies, adoptait le pacte du «millénaire pour le développement». La communauté internationale se fixe alors une feuille de route en huit points, les fameux «objectifs du millénaire». Ces objectifs pour le développement humain, qui vont de la réduction de moitié de l'extrême pauvreté à l'éducation primaire pour tous, en passant par l'arrêt de la propagation du VIH-sida, et ce à l'horizon 2015, devaient constituer un schéma directeur pour l'avènement d'un monde meilleur. Dans ce début de solidarité planétaire, l'eau, aussi vitale qu'inégalement répartie, avait une place centrale. Là encore, l'engagement est ferme : réduire de moitié d'ici à 2015 la population qui n'a accès ni à l'eau ni à l'assainissement. Las ! six ans plus tard, la situation n'a guère évolué. «On fait du surplace, se plaint Daniel Zimmer, directeur exécutif du Conseil mondial de l'eau. La communauté internationale ne se donne pas les moyens suffisants.» Selon ce conseil, les évaluations mondiales estiment entre 9 et 30 milliards le besoin en nouveaux financements. Un montant nettement en deçà des 180 milliards de dollars dont faisait état la Banque mondiale à la fin des années 90. «Ces investissements étaient surévalués car calqués sur les modes de consommation occidentaux», poursuit Daniel Zimmer. Vrai gain. Les multinationales du secteur privé, qui s'étaient posées en chantres du développement des infrastructures dans les pays en développement, ont montré leurs limites au travers de déboires dans plusieurs pays d'Amérique latine ou d'Asie. Faut-il pour autant tout reléguer au public ? Pas sûr, estiment de nombreux experts ou responsables d'ONG. «Il faut surtout que l'eau soit gérée au niveau local, et non pas au niveau des gouvernements centraux. C'est la seule façon d'éradiquer la corruption, d'impliquer les populations au plus près des projets hydriques», estime Daniel Zimmer. Mais les études ne manquent pas pour montrer la rentabilité de tout investissement public dans l'approvisionnement en eau ou l'assainissement des réseaux. Ainsi, selon l'Institut international de l'eau, pour 1 dollar dépensé, entre 3 et 34 dollars sont gagnés par la collectivité. Le vrai gain n'est pas financier, il se compte en nombre de personnes qui ne tombent plus malades à cause de maladies liées à l'eau, ou de femmes qui peuvent travailler au lieu d'aller chercher de l'eau.
A prix d'or. A Mexico, ils seront sans doute nombreux, ministres et autres représentants de la société civile, à raconter encore et encore l'histoire de ces pays où le vide de services des eaux laissé par les pouvoirs publics est en général comblé par une foule de fournisseurs indépendants qui revendent l'eau à prix d'or. A Port-au-Prince, en Haïti, le mètre cube d'eau est vingt fois plus cher que celui du réseau public. Autant d'argent que la population pourrait dépenser dans l'éducation ou la santé. A Mexico, les inquiétudes porteront aussi sur l'accroissement des populations urbaines. Un exemple ? La Chine, compte aujourd'hui plus de 600 villes, contre 130 en 1949. Libération/Eau
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Santé. France : premier bilan des toxiques professionnels, Libération, 09/01/07 (article archivé) Eliane Patriarca
4,8 millions de tonnes de produits chimiques nocifs ont été recenses. Près de 5 millions de tonnes de produits chimiques cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (toxiques pour la reproduction) ont été utilises en milieu professionnel en 2005 dans l'Hexagone. C'est ce que révèle une étude réalisée pour la première fois par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a la demande du ministère de l'Emploi (1). Menée en 2005 dans 2 000 entreprises couvrant trente secteurs d'activité, cette étude inventorie 324 agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR), parmi les plus toxiques ou les plus courants. Selon Raymond Vincent, auteur de l'étude et responsable de l'unité «caractérisation du risque chimique» de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), les principaux utilisateurs de ces 4,8 millions de tonnes de produits CMR sont l'industrie chimique, bien sur (3,5 millions de tonnes), mais aussi les labos pharmaceutiques. Viennent ensuite les fabricants de peintures, de matières plastiques et de détergents. Inquiétant. Parmi les substances CMR les plus fréquentes, on trouve 10 produits dont la consommation est supérieure a 100 000 tonnes par an. Ainsi le benzène, utilisé a raison de 715 000 tonnes par an, concernerait plus de 35 000 salaries de l'industrie, notamment en chimie organique (fabrication de résines, colles...) et en pharmacie. Autre polluant notoire : le formaldéhyde, que l'on trouve dans la fabrication des panneaux de bois, la pharmacie (désinfectants comme le formol) et l'industrie textile (cuirs). Plus de 42 000 salaries y seraient exposes. Viennent ensuite le toluène, utilise comme solvant pour les encres d'imprimerie (13 500 salariés exposes), le phénol, employé pour la fabrication de produits chimiques (4 000 salariés). Au total, environ 500 000 salaries des industries chimique, pharmaceutique ou textile seraient concernes. «Mais attention, précise Raymond Vincent, ces chiffres sous-estiment le nombre total, car on a recense seulement les travailleurs exposes a ces substances utilisées en tant que matières premières.» En effet l'étude ne prend pas en compte les salaries utilisant des produits fabriques avec ces agents toxiques : elle comptabilise par exemple ceux qui travaillent dans la fabrication de peintures, mais pas ceux qui les utilisent, comme les peintres en bâtiment. En réalité, si l'on en croit l'enquête du ministère de l'Emploi sur l'exposition aux risques professionnels portant sur 2002-2003 (baptisée Sumer), ce serait au moins 2,7 millions de travailleurs qui seraient exposes aux CMR... Dans ce contexte inquiétant, l'étude de l'INRS souligne néanmoins une évolution encourageante. «Sur les 324 agents toxiques recenses, plus de la moitié ne sont plus utilisés de manière significative en France.» Les industriels les ont abandonnés ou ont engagé un processus de substitution par des produits censés être moins nocifs. Ainsi il n'y a plus en France de production d'auramine, utilisée pour la teinture du papier, du cuir et des textiles, et qui conduisait a de forts risques de cancer de la vessie. Et les éthers de glycol éthyléniques, toxiques pour la reproduction, ne sont quasi plus utilises. «Irremplaçables». Cette évolution s'explique, selon Raymond Vincent, par l'évolution de la réglementation depuis 1981, qui implique des tests d'homologation plus contraignants pour les substances chimiques. «Les industriels ont préféré abandonner des molécules trop douteuses plutôt que de les soumettre a des tests coûteux.» Une preuve de plus de l'intérêt du règlement européen Reach adopté en décembre et qui obligera les industriels a faire la preuve de l'innocuité de leurs substances. En améliorant les connaissances sur l'impact sanitaire et environnemental des produits, Reach aidera a réaliser une substitution a bon escient, c'est-a-dire avec des produits moins nocifs. Pour ce qui est des produits encore «irremplaçables», tel le benzène, il faut améliorer la prévention, c'est-a-dire la sécurité des utilisateurs. Libération
QUESTION du JOUR. Combien une personnes émet-elle de grammes équivalents en CO2 pour faire 1 kilomètre ?
Question du jour : Combien une personne émet-elle de grammes équivalents en CO2 pour faire 1 kilomètre ? A pied ou en vélo = 0 - En bateau = 1 - En train = 11 - En bus = 80 a 90 - En voiture = 150 - En monospace = 200 - En 4 x 4 = 190 a 400 - En avion = 360. N'attendons pas l'irréparable pour agir. Relevons le Défi pour la Terre a : Défi pour la Terre Ensemble, adressons un signal fort aux candidats ! Pacte-écologique
Nicolas Hulot
Calculez ses émissions de CO2
Calculer ses émissions Pour savoir quelles quantités de CO2 un particulier émet, il doit prendre en compte trois principaux postes énergétiques, selon un test effectue par l'Agence pour la maîtrise de l'énergie (Ademe) pour Le Nouvel observateur (dans son édition du 14 au 20 décembre). Pour la voiture. Multiplier le nombre de kilomètres (km) annuels parcourus par la consommation de litres de carburant au 100 km puis par 0,026. Pour l'avion. Multiplier ses heures de vol annuels par 120. Pour la maison. Multiplier le nombre de kWh de gaz consomme par an par 0,21 (par 2,7 dans le cas du fioul). Ajouter la pollution par électricité, en multipliant le nombre de kWh électriques utilises par 0,06. Dans le cas d'une maison "tout électrique", multiplier le nombre de kWh consommes par an par 0,14. Résultat. Si, après addition de ces trois chiffres, vous êtes au dessus de 6 000 kilos de CO2, vous devez penser a réduire vos émissions (moyenne des Français entre 5 000 et 6 000 kilos). Sur Internet Plusieurs sites proposent de calculer son "empreinte écologique" : celui de l'Ademe, du WWF ou le site Earthday
Extrait Infos & Blogs. Les ordinateurs ça chauffe !
Les ordinateurs, ça chauffe !
Mine de rien, un ordinateur allumé, même en mode « veille », ça consomme de l'énergie… En Grande-Bretagne, la Fondation nationale de l'énergie et la société 1E ont fait le calcul. Les entreprises du pays représentent un parc informatique de quelque 10 millions de PC en service… et un ordinateur sur six n'est jamais éteint sur le lieu de travail. Il reste donc allumé toute la nuit et le week-end, même quand le bureau est vide… Surtout que la mise en réseau de différents postes empêche bien souvent l'« hibernation » (veille prolongée) de s'activer, quand cette fonction existe. Résultat, sur une année, c'est le grand gaspillage : une consommation de 1,5 milliard de kWh, un coût de 115 millions de livres (171 millions d'euros), et des émissions de 700 000 tonnes de CO2. Tout cela peut être évité en un clique. Il suffit d'éteindre son ordinateur avant de partir en week-end ou, mieux, de le débrancher. Puis que seule la mise hors tension complète ne consomme pas d'électricité. Mais les habitudes ont la vie dure. Les raisons invoquées par les sondés qui n'éteignent pas leur PC laissent perplexes : - c'est trop de tracas (17,5%) - personne d'autre ne le fait (10%) - ce n'est pas important (10%) - j'oublie car je suis pressé de rentrer chez moi (8%). Quant aux patrons, ils ne rappellent jamais ce geste éco-citoyen à leur équipe. C'est en tous cas ce qu'affirment 88% des sondés… et seuls 6% de ceux qui éteignent leur poste « régulièrement » le font pour réduire les émissions de carbone. Toutefois, nos amis britanniques ne sont pas une référence. Une étude de l'association Energy Saving Trust, publiée aujourd'hui, les classe comme les plus grands gaspilleurs d'énergie d'Europe de l'Ouest.
A leur place, vous feriez quoi ?
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